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Les canons de Navarone

Posted on novembre 25, 2017 in Uncategorized by

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— Dans la première hypothèse, l’objet matériel n’est rien de tout ce que nous apercevons : on mettra d’un côté le principe conscient avec les qualités sensibles, de l’autre une matière dont on ne peut rien dire, et qu’on définit par des négations parce qu’on l’a dépouillée d’abord de tout ce qui la révèle. L’absurdité est la même à confondre ou à identifier avec un terme quelconque de la progression hiérarchique tous ceux qui le précèdent ou qui le suivent. L’idée de force, bannie de l’école cartésienne, remise en honneur dans la philosophie de Leibnitz, fournissait à Newton l’explication admirable des plus grands phénomènes de l’univers ; à l’imitation de Newton, les géomètres, les physiciens, les chimistes employaient tous, sous diverses formes, l’idée de force ou d’action à distance ; les physiologistes proclamaient la nécessité d’admettre des forces vitales et organiques pour l’explication des phénomènes que présentent les êtres organisés et vivants ; le bon sens répugnait à ce que l’on ne vît dans les animaux que des machines ou des appareil Cependant la métaphysique de Descartes n’avait pu se soutenir nulle part, comme principe de l’interprétation scientifique de la nature. Bien loin d’en retrancher quelque chose d’aperçu, nous devons au contraire rapprocher toutes les qualités sensibles, en retrouver la parenté, rétablir entre elles la continuité que nos besoins ont rompue. De là l’idée de nombre, la plus simple, la plus vulgaire de toutes les conceptions abstraites, et celle qui contient en germe la plus utile comme la plus parfaite des sciences. — Dans la première hypothèse, l’esprit est aussi inconnaissable que la matière, car on lui attribue l’indéfinissable capacité d’évoquer des sensations, on ne sait d’où, et de les projeter, on ne sait pourquoi, dans un espace où elles formeront des corps. Toutefois, la métaphysique étant chose plus curieuse qu’utile, et dont la connaissance, comme celle d’un récif submergé, sert surtout à nous mettre en état de l’éviter, je n’imposerai plus d’ontologie au lecteur. Il ne nous appartient pas d’entrer dans l’examen des problèmes physiologiques que l’interprétation des deux lois soulève : de quelque manière que l’on comprenne ces lois, soit qu’on attribue l’énergie spécifique aux nerfs, soit qu’on la reporte dans les centres, on se heurte à d’insurmontables difficultés. Mais ce sont les lois elles-mêmes qui paraissent de plus en plus problématiques. Cette activité de la pensée qui nous emporte, non pas où nous voulons, mais à un but fixé d’avance, semble être l’effet d’un arrêt du destin. L’histoire de la philosophie peut être étudiée de deux points de vue distincts. Si les corps étaient abandonnés à eux-mêmes sans qu’aucune force intervint, tout mouvement se continuerait sans changement de vitesse ni de direction. C’est une aventure et une expérience ouverte : sorte de fitness mental et émotionnel qui peut s’appliquer à la vie aussi bien qu’au travail et à tous les projets », relève Les canons de Navarone. Pour aucun sens la doctrine de l’énergie spécifique ne paraissait plus solidement établie que pour l’oreille nulle part aussi l’existence réelle de la chose perçue n’est devenue plus probable. Or il résulte de la nature et de la destination de notre corps, comme nous allons voir, que chacun de ses éléments dits sensitifs a son action ré elle propre, qui doit être de même genre que son action virtuelle, sur les objets extérieurs qu’il perçoit ordinairement, de sorte qu’on comprendrait ainsi pourquoi chacun des nerfs sensitifs paraît vibrer selon un mode déterminé de sensation. Mais, pour élucider ce point, il convient d’approfondir la nature de l’affection. De là on conclut à l’inextension naturelle et nécessaire de toute sensation, l’étendue s’ajoutant à la sensation, et le processus de la perception consistant dans une extériorisation d’états internes. Conformément à notre règle, il faut commencer par se demander quelle utilité immédiate il y a pour nous à méditer sur la force. Bornons-nous à dire que l’entendement, imitant le travail de la nature, a monté, lui aussi, des appareils moteurs, cette fois artificiels, pour les faire répondre, en nombre limité, à une multitude illimitée d’objets indivi­duels : l’ensemble de ces mécanismes est la parole articulée. C’est d’elle qu’est née la science moderne, c’est elle qui a changé la face du globe, elle qui, en dehors des applications spéciales, a joué un rôle prépondérant dans la direction de la pensée moderne, et reculé les limites du développement social ; et elle mérite donc qu’on se donne quelque peine pour la bien saisir.

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